Carrières internationales et retraite : comprendre les accords de sécurité sociale
Avec la mondialisation des carrières, nombreux sont ceux qui ont exercé une activité professionnelle dans plusieurs pays. Cette mobilité peut soulever des questions complexes au moment de la retraite : mes années à l’étranger seront-elles prises en compte ? Faut-il liquider une retraite dans chaque pays ? Heureusement, différents accords de sécurité sociale permettent de coordonner les droits à la retraite entre la France et d’autres États.
Trois types d’accords pour protéger vos droits
Il existe trois grands types d’accords :
- Les règlements européens, applicables aux pays de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE) et à la Suisse ;
- Les accords bilatéraux, conclus entre la France et un pays tiers ;
Chacun de ces dispositifs vise à éviter la perte de droits en cas de mobilité, en permettant la totalisation des périodes de travail et, souvent, le versement des pensions dans le pays de résidence.
Travailler en Europe : un cadre harmonisé
Pour les carrières dans l’Union européenne (ainsi que l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse), les règlements européens s’appliquent. Ils prévoient que :
- Chaque pays verse une pension proportionnelle aux périodes travaillées sur son territoire ;
- Les périodes sont totalisées pour vérifier la condition de durée d’assurance nécessaire à l’obtention d’une retraite à taux plein ;
- La retraite peut être versée dans n’importe quel pays de l’UE.
Ainsi, une personne ayant travaillé 15 ans en Allemagne, 10 ans en Espagne et 15 ans en France percevra trois retraites distinctes, calculées et versées selon les règles de chaque pays.
Hors Europe : des accords variables selon les pays
La France a signé plus de 40 accords bilatéraux avec des pays non européens : Canada, États-Unis, Maroc, Tunisie, Brésil, Japon, etc. Ces accords permettent souvent :
- La totalisation des périodes de cotisation entre les deux pays ;
- L’évitement de la double cotisation ;
- Le paiement des retraites à l’étranger.
Cependant, les règles varient selon les accords : certains couvrent uniquement la retraite de base, d’autres aussi les régimes complémentaires, et quelques pays n’ont aucun accord avec la France.
Le CLEISS : un acteur-clé pour vous informer
Le CLEISS (Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale) est l’organisme français chargé d’appliquer ces accords. Il fournit des informations actualisées sur les textes en vigueur, les pays concernés, et les démarches à suivre pour faire valoir ses droits.
Son site (www.cleiss.fr) est une ressource précieuse pour toute personne ayant une carrière internationale.
La CFE Retraite : cotiser volontairement depuis l’étranger
Pour les expatriés travaillant dans un pays sans accord avec la France, ou souhaitant maintenir leurs droits à la retraite française, la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) propose une assurance vieillesse volontaire. Cette option permet de continuer à cotiser à l’assurance retraite française pendant son séjour à l’étranger, sous certaines conditions (durée, âge, niveau de revenu…).
Cette démarche permet de ne pas interrompre sa carrière dans les régimes français et peut être une stratégie utile dans un parcours international.
Ce qu’il faut retenir
- Vos années de travail à l’étranger ne sont pas perdues si un accord s’applique ;
- Il est possible de cumuler plusieurs pensions selon les pays d’activité ;
- Anticiper est essentiel : les démarches peuvent être longues et complexes.
Chez AB Retraite, nous accompagnons nos clients dans l’analyse de leurs droits à la retraite. Une carrière internationale mérite une retraite bien préparée !
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